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Portrait de Ramuz

par Colette MASSARD

linogravure (10,50 x 15 cm), 1947.

Malgré cet épisode montagnard, Ramuz reste parisien. Dans le cercle des artistes romands qui résident dans la capitale, il retrouve Cécile Cellier, peintre, qu'il épousera en 1913, (à la mairie du 14e).


Au rebours de tant de provinciaux "montés" à Paris pour y réussir une carrière, il affermit, durant ces années, la prise de conscience de son altérité de francophone non français: le Vaudois entend donc bien, désormais, revendiquer et cultiver sa différence, comme il le rapporte dans Paris, Notes d'un Vaudois, en 1938.


  

Dernières lignes de Chant des pays du Rhône ( édition illustrée par Albert Gaeng, en 1928, pour Les Cahiers Romands).

  "Rien ne naît que d'amour, et rien ne se fait que d'amour; seulement il faut tâcher de connaître tous les étages de l'amour."

PETITE BIOBLIOGRAPHIE (par Jean-Louis Pierre*)

LA PERIODE PARISIENNE (1902-1914)


Pendant ces douze années, avec de nombreux retours en Suisse, Ramuz mène dans le Paris de la belle Epoque une vie toute vouée à l'écriture, fréquentant un petit cercle d'amis suisses romands de passage, courant les expositions...


Il publie un premier recueil de poèmes en vers libres (Le Petit Village, 1903), mais il s'oriente vers le roman, et aussi la forme brève ("nouvelles", "morceaux", "croquis", "histoires"...). Il veut à la fois s'écarter du Naturalisme et du roman bourgeois. Ses récits sont alors centrés sur un personnage de modeste condition: Aline (1905), Jean-Luc persécuté (1909), Vie de Samuel Belet (1913).

Fin 1906, il est sollicité par l'éditeur Payot pour le texte d'un livre illustré sur le Valais: ce sera l'occasion de découvrir la vie des montagnards (plusieurs séjours à Lens en 1907-1908). Et de cette expérience inoubliable, qui fécondera désormais son imaginaire, naît Le Village dans la montagne (1908), témoignant d'une profonde empathie pour des êtres et des lieux qui resteront pour toujours "les lieux aimés".

[*NB: la présentation de la thèse de J.-L. Pierre, Identités de C. F. Ramuz, se trouve à la page 5/5 de cette rubrique]


Né le 24 septembre 1878 à Lausanne, Charles Ferdinand Ramuz plaisante lui-même de son "prénom d'archiduc", qui lui vient de ceux de ses deux frères aînés, morts en bas âge...

Il est citadin, issu d'une famille bourgeoise de commerçants, mais, très tôt, il sent en lui une vocation aussi étrangère à son milieu qu'irrépressible: l'écriture!

Muni d'une licence de lettres classiques, il part à Paris, en 1900, pour y rédiger une thèse sur Maurice de Guérin, qui ne verra jamais le jour. Mais Paris servira de révélateur pour ce premier pas vers une carrière et une vie entièrement consacrées à la littérature.

 Association   Les Amis de Ramuz  France

  

C. F. Ramuz (1/5)

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